Gap, Évian Thonon Gaillard, Tours, Rouen 1899 (premier épisode) : un mémorial des clubs qui ont traversé la division, puis disparu.
Le National est un cimetière silencieux. Plusieurs dizaines de clubs y sont passés depuis 1993, et un nombre non négligeable a disparu — par fusion, par liquidation, par effacement administratif.
Le Tours FC, dix saisons consécutives en Ligue 2 jusqu'en 2018, club tourangeau historique, n'a passé qu'une saison en National (15ᵉ en 2018–19) avant d'être rétrogradé administrativement en National 3 par la DNCG. Tombé jusqu'en Régional 1, puis remonté en N3, il a été placé en liquidation judiciaire, prononcée en février 2025. L'Union Foot de Touraine a depuis recueilli une partie de son héritage.
ETG, projet ambitieux soutenu par Franck Riboud, champion de National en 2010 puis de Ligue 2 en 2011, a disputé quatre saisons de Ligue 1 (et une finale de Coupe de France en 2013) avant d'être liquidé en décembre 2016. Le club a marqué une décennie courte mais intense, et reste un cas d'école sur la fragilité des modèles économiques.
Plusieurs clubs régionaux — Cherbourg, Gap, Plabennec — ont eu des saisons en National avant de redescendre. Gap, promu pour une unique saison en 2010–11, a été liquidé en 2012 ; Cherbourg et Plabennec, toujours en activité, se sont durablement éloignés du troisième échelon. Leur trace reste dans les archives statistiques.
La liquidation du FC Rouen en 2013 — après celles de 1995 et 1997 — est emblématique : un club historique, plusieurs fois en Division 1, condamné par un cumul de dettes et de décisions de gestion. Le club refondé évolue à nouveau en National en 2025–26 — preuve que la disparition n'est pas toujours définitive.
« Disparaître, en France, ce n'est pas rare. Renaître, ça l'est plus. »
Cette archive n'est pas exhaustive. Elle est appelée à s'enrichir, club par club, à mesure que les recherches documentaires se prolongent. Les disparus du National méritent au minimum une notice.