Depuis 2017, le 3ᵉ du National affronte un club de Ligue 2 en barrage aller-retour : le 18ᵉ, puis le 16ᵉ à partir de 2024–25. Brève histoire d'un dispositif qui change tout.
Jusqu'en 2016, les trois premiers du National montaient directement en Ligue 2. Depuis la saison 2016–17, seuls les deux premiers sont promus d'office, et un barrage aller-retour oppose le 3ᵉ du National au 18ᵉ de Ligue 2 (devenu 16ᵉ avec le passage de la Ligue 2 à dix-huit clubs). La première édition, en mai 2017, a vu Orléans se maintenir aux dépens du Paris FC (1-0, 1-0).
Le dispositif est simple, brutal, et change la respiration de toute la saison. Trois ou quatre clubs jouent désormais des fins de championnat très différentes selon qu'ils visent les deux premières places ou le ticket de barragiste.
Plusieurs clubs sont passés par le barrage à la montée — gagné, perdu, rejoué. La performance impose une régularité de fin de saison rare dans une division où les budgets ne permettent pas d'effectifs de réserve à grande profondeur.
Pour le club de Ligue 2 barragiste, le barrage est un cauchemar : tout, oui ou non. La pression psychologique modifie souvent la qualité du jeu, et les surprises sont plus fréquentes que ne le suggèreraient les seuls écarts budgétaires.
« Le barrage, ce n'est pas une troisième chance. C'est un autre championnat. »
Le passage en Ligue 3 modifiera nécessairement le mécanisme. Les contours définitifs ne sont pas tranchés au moment où nous publions, mais l'idée d'un barrage sera vraisemblablement maintenue, dans une forme adaptée.
Mise à jour, octobre 2026. Le barrage est bien maintenu en Ligue 3, précédé de play-offs : les clubs classés de la 3ᵉ à la 6ᵉ place s'affrontent, et le vainqueur défie le 16ᵉ de Ligue 2. Le dernier barrage de l'ère National, en mai 2026, a vu Laval se maintenir face au FC Rouen (1-1, 1-0). Voir la saison 2026–27.